Sagenhafte Geschichte(n)
Die Herkunft des Namens «Tubeloch» lässt
sich nicht mit letzter Bestimmtheit erklären. Eine Verbindung
vom deutschen «Tobel», dem französischen «douve» (Graben)
oder zum keltischen «dub» (schwarz) ist möglich.
Der zweite Namensteil «-loch» wird mit dem althochdeutschen «lôh» (Wald)
in Zusammenhang gebracht. Die volkstümliche Erklärung
besagt zudem, dass der Name von den Wildtauben stamme, die
einst im «Tubeloch» genistet haben.
Zu dieser Weisheit des Volksmundes hat der Berner Kinderbuchautor
Lorenz Pauli quasi als wunderschönes Nebenprodukt
seiner Bekanntschaft mit den beiden Wasserratten Bill und
Fabienne
eine neue Namenssage vom Taubenloch geschrieben:
Lorenz Paulis Geschichte zum Taubenloch Vor sehr, sehr langer Zeit floss die Schüss wild und
frei über Steine, durch Wiesen und Wälder dem Bielersee
entgegen.
Doch eine Hexe trieb ihr Unwesen. Sie leitete das Wasser
der Schüss so, dass es in ihren Hexengarten floss. Dieser
Garten gab der Hexe ihre Zauberkräfte. Die gierigen
Pflanzen, die sie dort anbaute, sogen das Wasser vollständig
auf. Still und traurig lag das ausgetrocknete Bachbett der
Schüss unterhalb des Gartens da. Nur ein paar müde
Wasserpfützen blieben, in denen sich die Fische, Frösche,
Salamander, Wasserfeen und Wasserschnecken drängten.
Oberhalb des Gartens, an einer Stelle, die von der bösen
Hexe nicht eingesehen werden konnte, floss das Wasser der
Schüss seicht über eine grosse Steinplatte. Jeden
Morgen und jeden Abend kam eine Taube hierher und trank Wasser.
Immer genau an derselben Stelle. Mit ihrem Schnabel berührte
sie dabei unter Wasser die Steinplatte. Zweimal täglich.
Seit hunderten von Jahren war das so. Und weil die Taube
dort täglich mit dem Schnabel dieselbe Stelle auf der
Steinplatte berührte, hatte sich über die Jahrhunderte
eine Vertiefung gebildet. Ein kleines Schüsselchen in
der Schüss.
An einem Tag aber, als der Schnabel der Taube wieder sanft
auf den Grund der Vertiefung traf, geschah es: Die Steinplatte
bekam an der Stelle ein Loch. Das Wasser der Schüss
schien innezuhalten. Die Taube flog rasch ins vertrocknete
Bachbett der Schüss und sah von dort aus zu, wie das
Wasser einen Wirbel um das Loch im Stein bildete und wie
die ganze Schüss dann durch das Loch in eine unbekannte
Tiefe floss. Der Garten der bösen Hexe begann augenblicklich
zu verwelken.
Die Hexe, die das mit ansah, geriet dermassen in Wut, dass
sie fauchend herbeieilte. Sie sah das Wasser durch das Loch
verschwinden und schrie einen Zauberspruch, der das Wasser
wieder ans Licht zwingen sollte. Doch der Hexengarten war
inzwischen so ausgedörrt, dass ihr Zauber nur halbwegs
gelang: Das Wasser kam nicht zurück an die Oberfläche.
Es tat sich bloss eine Schlucht auf, auf deren Grund man
im Sonnenlicht die Schüss sprudeln sah.
Wild und frei fliesst seither die Schüss wieder zu Tal.
Von der Hexe und ihrem Garten hörte man nie wieder etwas...
Die historische Sage von «La petite colombe»
Aus alten Zeiten überliefert ist aber auch die Lebens-
und Leidensgeschichte von Walter, einem jungen, tüchtigen
Müller aus Bözingen und seinem Mädchen aus
dem Dorfe Vauffelin hinter dem Bözingenberg, die sich
sehr geliebt haben sollen. Das bildhübsche Mädchen
wurde hier wie dort als Zeichen grosser Bewunderung und zum
Stolz von Walter «La petite colombe», die kleine
Taube, genannt.
Dem grausamen Ritter Ingelram, der hoch auf der Burg Rondchâtel
thronte, missfiel die Liebe dieser beiden jungen Menschen.
Zu gern hätte er selbst «La petite colombe» zum
Traualtar geführt. Am Tage der Hochzeit überfiel
er deshalb den Brautzug oberhalb der Schlucht und tötete
den Bräutigam, um das Mädchen zu entführen.
«
La petite colombe» aber stürzte sich, um nicht
in die Hände des Ritters zu geraten, in die Taubenlochschlucht
hinunter, wo sie mehr schwebend als fallend wie eine weisse
Taube entschwand. Kurze Zeit später wurde die Burg Rondchâtel
vom erzürnten Volk erstürmt, geschleift und der
Ritter Ingelram erschlagen.
Seither, so wird erzählt, können Liebespaare in
der Schlucht zuweilen das sanfte Wimmern und Wehklagen von «La
petite colombe» vernehmen.
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Un passé légendaire
L’origine du nom « Tubeloch » n’est
pas certaine. Il est possible de tracer un lien entre le « Tobel » (gorge)
allemand et la « douve » française ou
alors, avec le « dub » (noir) celtique. La deuxième
partie du mot « -loch » peut être mise
en relation avec l’ancien haut-allemand « lôh » (forêt).
Selon la croyance populaire, le nom viendrait des palombes
qui, à l’époque, faisaient leurs nids
dans le «Tubenloch».
Cette sagesse populaire a inspiré l’auteur pour
enfants Lorenz Pauli, qui, après le succès
des aventures de ses deux rats d’eau Bill et Fabienne,
nous livre une fois de plus une merveilleuse légende
sur le nom du Taubenloch : L’histoire des Gorges du Taubenloch selon Lorenz Pauli
Il y a très, très longtemps, la Suze coulait,
libre et sauvage, sur les cailloux, à travers les
prairies et les forêts en direction du lac de Bienne.
Or, une sorcière hantait les lieux. Elle dévia
le cours de la Suze jusque dans son jardin ensorcelé.
Ce jardin procurait à la sorcière ses pouvoirs
magiques. Les plantes gloutonnes qu’elle avait fait
pousser là pompèrent toute l’eau de la
rivière. Triste et silencieux, le lit de la Suze gisait,
desséché, dans le jardin. Seules quelques flaques
d’eau fatiguées subsistèrent, dans lesquelles
les poissons, les crapauds, les salamandres, les fées
des eaux et les escargots d’eau se bousculaient.
Au-dessus du jardin, dans un endroit que la méchante
sorcière ne pouvait pas voir, une fine couche d’eau
de la Suze coulait sur une grande plaque de pierre. Tous
les matins et tous les soirs, une colombe venait là pour
s’abreuver. Toujours au même endroit. Avec son
bec, elle effleurait sous l’eau la grande plaque de
pierre. Et ce deux fois par jour. Il en était ainsi
depuis des centaines d’années. Et parce que
la colombe effleurait chaque jour la pierre au même
endroit avec son bec, un creux s’était formé au
fil des siècles. Un petit bol dans la Suze.
Un jour pourtant, alors que le bec de la colombe vint doucement
effleurer le fond du creux, ce qui devait arriver arriva
: un trou se forma dans la pierre. L’eau de la Suze
sembla s’arrêter. La colombe vola en hâte
dans le lit asséché de la rivière et,
de là, regarda l’eau tourbillonner sur la pierre
autour du trou et, soudain, vit toute la Suze le traverser
et couler vers des profondeurs inconnues. Le jardin de la
méchante sorcière commença instantanément à se
faner.
La sorcière qui assista à cela devint rouge
de colère et accourut en pestant. Elle vit la rivière
disparaître dans le trou et hurla une formule magique
censée faire revenir l’eau. Mais, entre temps,
son jardin ensorcelé était si desséché que
sa formule ne fut qu’à moitié exaucée
: l’eau ne revint pas à la surface. Seule une
gorge se forma au fond de laquelle, à la lumière
du soleil, on pouvait voir bouillonner la Suze.
Libre et sauvage, la Suze coule depuis à nouveau dans
la vallée. On n’entendit plus jamais parler
de la sorcière et de son jardin...
La légende historique de « la petite colombe»
Les temps anciens nous rapportent également la vie
et l’amour de Walter, un jeune et fort meunier de Boujean
et de sa bien-aimée qui habitait le village Vauffelin
situé derrière la montagne de Boujean, qui, à ce
que l’on dit, se sont aimés très fort.
La fille était très belle et faisait l’objet
d’une grande admiration dans toute la contrée.
A la grande fierté de Walter, elle était surnommée « la
petite colombe ».
L’amour que partageaient les deux jeunes gens ne plaisait
pas à l’horrible chevalier Enguerrand, qui trônait,
haut perché dans son château de Rondchâtel.
Ce dernier aurait tant aimé amener lui-même « la
petite colombe » devant l’autel. C’est
pourquoi le jour du mariage, il attaqua le cortège
au-dessus des Gorges et tua le fiancé afin d’enlever
la jeune fille.
Or, pour ne pas tomber dans les mains du chevalier, « la
petite colombe » se jeta dans les Gorges du Taubenloch
et y disparut, planant doucement telle une colombe. Peu de
temps après, le château de Rondchâtel
fut pris d’assaut et détruit, et le chevalier
Enguerrand tué par le peuple furieux.
Depuis, à ce que l’on dit, les couples d’amoureux
entendent parfois les douces plaintes et lamentations de « la
petite colombe » résonner dans les gorges.
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